Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 10:53

Et voici enfin le résumé de mon week end actif !

 

Samedi 29 Avril. Levé à 4h15 du mat'. Après une douche et un petit déj sans réveiller la maison, je plis mes sacs et j'embarque dans la voiture avec mon père. il m'emmène à la gare.

 

Le train part à l'heure : 5h45. il me faudra 4h de TGV jusqu'à Lyon suivi de 2h de TER jusqu'à Annecy. C'est un peu long mais cela se fait assez bien.

 

J'arrive sur place à 12h10. De là, petite marche pour aller à l'hôtel. Je récupère ma chambre que je vais partager avec Tura un Kenyan qui habite Paris, très sympa, on pourra parler à moitié français et à moitié anglais.

 

Je débute l'après midi en mangeant puis en me reposant. Vers 15h30, je pars à pied au gymnase ou l'on retire les dossards. Je rencontre Guillaume Perrin celui que j'avais eu au téléphone pour venir ici. On discute un peu, je récupère le package et je repars. Lui étant très occupé, et je le comprends.

 

Je rentre à l'hôtel. Je commence à me dire que cela fait pas mal de marche tout ca. Sachant que ce n'est pas fini.

Un peu plus tard, vers 17h je pars faire mon footing de chauffe. 25 minutes et quelques lignes droites. Puis je repars à pied vers 18h30 à l'hôtel Impérial (superbe endroit d'Annecy) pour la pasta party. Je marche encore bien 2.5km. Je pense que j'aurais fait dans les 6-7km de marche ce jour : pas bon !

 

La pasta est très bien. Avec pas mal de choses, pas faite pour un coureur de marathon :) Cela ne gène pas les Kenyans : à se demander comment ils font ? Ils doivent se lâcher dans ces cas là. Bref, avec 10kilos de moins que moi, déjà , je comprends (même s'il n'y a pas que ça) qu'ils gagnent plusieurs minutes par rapport à moi.

Là bas je fais une belle connaissance, Bruno, directeur du journal Jogging International. On fait la conversation tout le repas.

 

Bon pour rentrer, on se retrouve dans un minibus. ouf !! sinon cela aurait été 2.5km en plus!

Je m'endors assez facilement. Je dors bien.

 

Dimanche 30 Avril. Levé 6h, je pars déjeuner. Ensuite je vais attendre sur mon lit tranquillement jusqu'à 7h30. Là on pars à 4 en petit footing jusqu'à la ligne de départ. On pose nos sacs dans la tente Elite. Je m'échaufferais "courtement". Le temps est bon. Le soleil pointe. Un léger vent. Il va tout de même se renforcer pour venir nous perturber un peu mais pas trop.

 

Allez c'est parti. Je passe le premier 5km en étant régulier et dans les temps 17'30. Je suis facile. On est trois. Un gars qui fait le marathon en duo et un autre marathonien. J'ai vu partir devant deux autres gars potentiellement français. Euh oui le but est d'être sur le podium des meilleurs français. Devant il y a Medhi qui finira premier français (avec un record au semi en ~1h04'50). Je vais faire ma course.


 

 

 

Marathon d'Annecy: la course.

Ravito du 5eme: je passe toutes les tables en revue mais je ne vois pas mon ravito perso. A la va vite (en courant) je demande à la dernière bénévole en fin de table: ravito Elite ? réponse: "quoi euh mais y'en a pas" !! Cool ça commence bien !! J'ai de la "chance" cette année sur mes courses. Il m'arrive toujours des pépins.

 

Avec ce cirque, je me suis fait lâcher par les deux autres coureurs. Je les rattrape. Allez on file. Toujours dans les temps et je suis toujours bien. Mais le ravito du 10eme passe par là.

 

Je me mets derrière eux et je ralenti pour bien voir les tables. Et encore une fois rien ! Je chope un verre à l'arrache. Mauvaise pioche, une boisson inconnue dedans. J'en bois une mini gorgée.

Autant dire que je vais passer 15km sans trop être ravitaillé.

 

En attendant je me suis fait larguer. Pas grand chose certes mais voilà c'est à ce moment là que mon problème de début de saison ressurgi. J'ai ma jambe gauche qui se coince. Presque plus de sensation. Je suis obligé de ralentir. Je sais que cela va passer. Cela ne reviendra plus d'ailleurs. Je crois que j'ai le pyramidal à étirer. Je le fais depuis un moment mais pas assez. La perturbation ne dure pas de trop c'est bon signe mais il va falloir régler ça pour la suite de la saison.

Je suis définitivement largué.

 

Je passe au ravito du 15eme. Sorte de virage en S. Je vois mon ravito à l'avance. C'est une dame qui l'a à la main. Sauf que: il faut que j'aille le chercher dans le creux du S alors que le chemin le plus court n'est pas là et que la dame en question ne regarde pas. Je lui prends (arrache) des mains !! Au moins j'en ai un !

 

Petite montée raide mais très courte (la seule), je passe le 15 avec une bonne minute de retard.

 

Le truc c'est qu'en étant tout seul, en passant plus de 10km à se demander si je vais avoir un ravito à moi sur le marathon et le vent qui est plutôt de face à l'aller, ben je perds du terrain encore.

 

Je m'accroche jusqu'au 20eme. Je vois les deux autres compères mais je ne les rattrape pas. Je me dis aussi qu'il y en a deux autres encore plus loin. Pas cool.

 

Au 20eme mon ravito est là : ouf !

 

Je passe le semi, un peu découragé en 1h15'55. deux minutes de retard. Et surtout je me dis maintenant je suis en 2h32' mini ... sans compter la perte sur une fin de marathon. Surtout que je risque de payer mon manque de ravito du début.

 

Un petit tour dans le village et vers le 24eme on revient sur la piste cyclable pour faire le retour comme on est venu. Là on croise les autres coureurs qui viennent dans l'autre sens. Tout se passe bien, ils ont 3/4 de la piste cyclable et moi 1/4. Je suis encouragé, je ne peux pas répondre. D'autant plus que je revois en point de mire un des deux coureurs avec qui j'étais au début.

 

Mais voilà après le 24eme, on repasse devant le ravito du 20eme kilo. Et là dommage. Rien ne va plus. Les coureurs ralentissent pour boire et/ou manger. Du coup embouteillage. Cela déborde de plus en plus, déborde, déborde et paf !! Plus de place pour passer. Je prends une coureuse de face. Arrêt net ! Je me faufile entre 3-4 coureurs à la manière d'un slalom pour sortir de ce traquenard. Je me relance.

 

Quelle chiote !! Le gars devant n'a pas eu ce désagrément et à repris du terrain. Mais je suis bien et motivé. J'ai repris le moral. J'ai mis en place des pensées positives (merci la sophro). D'ailleurs je vais le voir au chrono. Sur un 5km je suis quasi sur du 3'30/km. Du coup j'avale le coureur devant vers le 27eme. Mais ne l'ayant pas encore avalé, mon esprit est déjà tourné vers le second coureur un peu plus loin. Je ne tarderais pas à le rattraper. Au passage du 30eme pile !

 

Ah au fait, pas de ravito au 25eme non plus ! Ca commence à faire beaucoup ...trop.

Et pas non plus au 30eme !!! Je tourne à l'eau depuis trop longtemps.

 

Après avoir dépassé le coureur au 30eme j'avance toujours. Je suis seul mais je ne me retourne pas. Par contre plus personne en point de mire.

 

Je sens que mon allure faiblit légèrement. Puis entre le 34 et le 35emekm, j'ai un bon coup de mou. Je crois que je commence à payer les ravitos non pris. Je suis au 35eme et j'aurais bu que deux ou trois gorgées de ma boisson énergétique au 15eme et au 20eme. J'aurais pris une ou deux gorgées (pas pratique avec des verres en plastique) d'eau au 23 et 30eme. Et si une boisson sucrée inconnue au 10eme.

Bref, cela n'excuse pas tout mais c'est quand même pas l'idéal.

 

A partir de là, je me bats avec ma tête. J'essaie de faire abstraction de mes jambes. J'alimente mon cerveau par des pensées positives. Cela marche par à coup. Je suis bien un moment puis je replonge et à nouveau bien et ainsi de suite...

 

Je me fixe le panneau du 40eme dans la tronche. Allez j'y arrive, il est là. C'est pratiquement gagné. Je passe le 40. Juste après, un virage nous fais prendre à droite pour revenir au plus près du lac. Je passe et m'aperçois que le ravito est là. J'entrevois mon ravito perso dans les mains d'une bénévole ... mais je suis déjà passé !! En une fraction de seconde, je décide de stopper net ma course. Je fais 3métres en arrière, lui arrache des mains et je repars.

 

Mais que c'est dur de repartir ! Après la course et avec un peu de recul, je n'aurais pas du m'arrêter. J'étais au 40eme, cela n'aurait pas changé grand chose. Mais bon avec la fatigue, le stress permanent concernant mes boissons et le manque de celles ci sur toute la course, ben mon cerveau a dit : "viens , viens chercher boisson, viens !!" :) .

 

Les deux derniers kilomètres sont interminables. Là j'ai un vrai coup de pompe, limite hypo avec la tête qui commence à partir en vrille. Je me raccroche à tout. Je vois finalement un coureur devant moi peu avant le 41eme. Je crois reconnaitre le maillot d'un des gars qui était devant nous au tout début. Oui c'est bien lui. Cela me refile un coup de boost. Je me dis qu'il faut que je le rattrape, c'est peut être une place sur le podium des français qui se joue. Je crois et j'ai la sensation d'avoir accéléré un peu. Lui n'avance plus car je le rattrape à vitesse grand V.

 

On doit être au km 41.5. Il est à 60m. Passage sur un pont dans un virage à 180°. Ca y est je l'ai rattrapé. Je le double et il ne sourcille pas. J'ai du coup un doute sur le fait qu'il fasse le marathon ou le marathon en duo. (En fait après course, il me dira qu'il avait plein de crampes et qu'il ne pouvait plus avancer).

Marathon d'Annecy: la course.

Allez plus que 300-400m, c'est la fin. Je ne sais pas dans quel temps je suis. Puis j'aperçois à 30-40m de la ligne un 2h33'... les secondes sont cachées par des gens. J'essaie de foncer pour rester sous les 2h34'. Et oui c'est fait, 2h33'40 à ma montre mais je me souviens d'un décalage d'appuis au départ avec le coup de pistolet. 2h33'44 comptabilisé.

Bref je m'en moque un peu. Ma première sensation c'est de me dire que ce n'est pas terrible. Puis au fur et à mesure de la journée, je vais me remémorer la course et me dire que je dois plutôt être en 2h31' sans toutes mes péripéties. Bon je ne suis pas encore en 2h28' escomptés mais avec 16semaines de prépa post blessure ce n'est pas si mal. Et puis c'est tout de même pas mal pour le futur 100km. J'aurais 2 marathons en 2h35 et 2h33 (qui valent bien du 2h31' chacun) au compteur.

 

Après m'être couvert et avoir pas mal bu :), j'attends le podium. Je suis bien 2eme français derrière Medhi et devant ... celui que j'ai doublé à 400m de la ligne !! il termine à 20secondes.

Petit podium donc, petite coupe de champagne. Je file à l'hôtel en footing avec mon sac sur le dos. Eh oui c'est ça un cent-bornard. J'étais le seul des 11 premiers du scratch, à marcher normalement après le marathon. Le fond est là même si la vitesse plafonne encore pour le moment. Cela ne va pas s'arranger encore avec mes 100 à venir mais je vais retravailler ça, un peu cet été et surtout à partir d'Octobre.

 

Je prends donc ma douche à l'hôtel. Je plis bagages. Je retourne tranquillou vers la zone du marathon. De là je vais aller boire un coup avec un vieil ami d'école qui habite dans le coin maintenant et que je n'ai pas vu depuis 15ans!

 

A 17h je reprends mon train. J'arriverais à Toulouse à minuit. Je me couche il est 1h du mat'. Fin de mes deux jours actifs.

 

Le marathon d'Annecy est à faire. Le parcours est superbe. Même si j'ai eu quelques couacs dans ma course, je pense que l'organisation est très bien. Merci à tous ceux du marathon pour cette course.

 

Un grand merci également à mes partenaires toujours présents: Ergysport, Nuternel, Leclerc drive, SII et Tensport.

 

En avant pour le 100km !

Partager cet article

Repost 0
Published by jeromebellanca - dans Blog
commenter cet article

commentaires