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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 14:36

Voilà le ton est donné dans le titre de cet article.

 

Je me suis donc rendu à Amiens pour courir le 100km le samedi 12 Octobre. Départ prévu à 6h du mat’.

 

La veille je me lève à 4h pour prendre l’avion pour Paris puis une voiture pour me rendre juste avant Amiens chez Monsieur Jacky Corbillon. Un grand nom du 100km. Son père figurait dans les tous meilleurs dans les années 80. Jacky a pris le virus lui aussi et il sera comme moi au départ du 100km de sa ville. Autant dire que les « Corbillon » sont plus que connus ici. Nous, avec mon père, sommes accueillis à bras ouverts. Et ce ne fût que le début. De bout en bout, l’accueil fût incroyable et nous n’arrêterons pas de rencontrer des gens avec un cœur énorme. Encore merci à eux, mon premier passage en territoire ch’ti a été mémorable. Le film traduit bien la réalité !! (Hein Jacky !)

 

Pour en revenir à la course. Le vendredi soir je ne dors pas beaucoup et le samedi matin le levé est rude : faut dire que le réveil sonne à 3h50 ! Et encore j’ai tiré un maximum sur la vidange gastrique pour bénéficier de plus de sommeil sinon en théorie il aurait fallu me lever vers les 2h50. Une fois le petit dej avalé, je reviens dans ma superbe chambre d’hôte (http://letandem-chambresdhotes.com/) réservé par Jacky pour nous. Là je prends le temps de m’habiller car je ne me recouche pas. J’enfile mes affaires traditionnelles mais en plus je mets une ceinture porte gels. Pour ce 100km, j’ai décidé de le faire sans suiveur vélo, en transportant mes gels et en prenant de l’eau au ravitaillo (car pas droit aux ravitaillo perso). Puis à 5h environ nous partons vers le lieu du départ. La voiture indique 6.5°C mais ça va je m’attendais à un froid plus glacial. C’est bizarre mais il fait bon je trouve. Et voilà, la tête mal réveillée et le p’tidej pas totalement digéré, je pars sur mon footing d’échauffement. Je ne ferais que 15’ et quelques accélérations douces. Tout cela dans la nuit bien sûr !!

 100kmAmiens 1

Le départ est dans 10 minutes. J’active mon GPS. Il ne trouve pas les satellites !! Là je stresse un peu car sans cela, je ne peux pas faire partir mon chrono et pas non plus d’indication sur l’allure. La montre de Jacky a le même souci !! Au final à force de traficoter, le fermoir de la montre se barre !! J’avais déjà eu ce souci ces derniers temps. Je cherche par terre dans la nuit ce fermoir. Je le trouve. Pour le remettre sans lumière trop top ! Un gars en vélo m’éclaire. C’est bon ! Le GPS aussi a réussi à trouver les satellites. Super comme départ ! No stress J Aller je pars sur le devant de la ligne de départ pour faire une ou deux accélérations. Là on doit me prendre pour un fou car je suis un des seuls ou le seul à être en short débardeur uniquement. Ca y est on se positionne. Il est 6h du mat’, c’est parti.

 

Le 100km s’effectue en individuel et aussi avec des relayeurs : eux le feront sous forme de 5*20km. On est environ 140 en individuel et presque 40 équipes. Cela fait 180 personnes au départ.

 

Dès les premiers hectomètres, je suis devant avec deux relayeurs et le futur deuxième de la course : Ludovic. Moi qui me méfiait du chrono de nuit car on n’a souvent pas les mêmes sensations je suis servi : 3’44 au 1er kilo. Je ralentis un peu mais j’essaie de garder un rythme supérieur à 15km/h. En effet, les conditions météo devant être bonnes, j’ai décidé de partir plutôt en 3’57/km de moyenne (allure de 6h35’ au final). Sans enjeu majeur, je tente pour voir ce que je peux faire et me situer. Au bout de quelques kilomètres un des deux relayeurs s’en va. On se retrouve à trois.

Sur ce début de parcours on fait une boucle de 10kilomètres dans la ville. Ca va c’est largement éclairé, à part un passage mais les motos derrière nous éclairent sur une vingtaine de mètres. Au passage au 5eme, en prenant de l’eau au ravitaillement, je fais tomber un gel : celui qui ne rentrait pas dans ma ceinture porte gel car contenance de 8 seulement. Conséquence : je repars en arrière, je le ramasse et je repars. Au train je reviens sur les 2 concurrents. Puis le deuxième relayeur ne suit plus. On se retrouve à deux et on passe sur la ligne d’arrivée donc au 10eme kilomètre en 39minutes et quelques. Un peu rapide. Mon 3’57 donne du 39’30 au 10 normalement. Pas grave je suis bien, je continue, je ralentirais surement plus tard. On repart pour une même deuxième boucle dans la ville : à quelque chose près car on repassera sur la ligne d’arrivée dans l’autre sens et ce sera le 18.5km environ. Au 15eme kilo, je prends une bouteille d’eau au ravitaillement : les ravitaillements sont bien disposés mais par contre personne ne tend de bouteille, il faut se les prendre soit même. Le problème c’est que les piquets des tentes des stands sont dans la ligne de passage. Du coup je m’arrête presque pour pouvoir attraper ma bouteille. Cela sera ainsi sur pratiquement tous les stands. Ludovic quant à lui à son suiveur vélo donc il ne s’arrêtera pas. Je perds une dizaine de mètre. Pas grave je ne m’affole pas, je reviendrais au train. Et bien pas du tout !! A ce moment-là il accélère !! Je regarde ma montre tout de même mais il me semble bien que je suis dans l’allure. Ah oui : 3’51/km !!! Bon ben s’il veut partir. Je laisse filer. Et il prendra encore plus d’avance car je m’arrêterais une première fois pour la pause pipi.

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Published by jeromebellanca - dans Blog
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