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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:11

Alors voilà… enfin j'ai trouvé ! Comme expliqué dans quelques derniers articles du blog, depuis la fin d'année 2013, moment d'un break sur une année chargée, j'ai voulu régler un souci de tensions sur les ischios et de contractions des fessiers. Ce phénomène est survenu fin Aout dernier. J'ai tout de même jonglé avec pour faire le 100km d'Amiens en Octobre.


Mais là vraiment je sentais qu'il fallait traiter ce problème.


Depuis des années voir avant mes débuts dans l'athlé, j'ai tout le temps eu des petites tensions à une jambe (la droite essentiellement) mais sans explications et surtout cela partait comme c'était venu.


Et puis mes entrainements se sont intensifiés avec des semi-marathons, des marathons. Souvent en milieu de prépa, j'avais des tensions qui apparaissaient ou bien mon corps se vrillait et en général un passage chez l'ostéo suffisait. Je n'ai pratiquement jamais eu de tendinites, jamais de fracture de fatigue, jamais de contractures etc … que des tensions bizarres. Et puis cette année la montée sur 100km a finalement permis de pointer du doigt mes soucis. Là le corps n'arrivait plus à compenser et les douleurs étaient présentes en quasi continue à la course.


Pendant des années, j'ai eu des moments ou j'ai cherché à comprendre. Je pensais avoir trouvé avec un décalage de hanche s'effectuant au fur et à mesure des kilomètres. Un peu de rotation du bassin. Mais là ce n'était pas ca. Un médecin du sport m'avait trouvé un soit disant pont osseux à la hanche droite avant même les championnats de France de 100. Donc bon rien à y faire je m'en tenais à cela et j'étais résolu à voir l'ostéo régulièrement et à jongler avec mes tensions. Et puis en fin d'année 2013, il y a eu des ondes de chocs soit disant pour tendinites hautes des ischios. Séries d'exos en excentrique pour renforcer et étirer les ischios. Mais les douleurs restaient. Certes en reprenant l'entrainement, la souplesse et la fluidité d'un corps en mouvement plutôt qu'au repos aidant, les tensions diminuaient mais au bout de plusieurs semaines, le problème était là, bien présent.

Et ma ténacité prenant le dessus, comme en course je ne lâchais pas le morceau, et je suis allé voir un médecin spécialiste que l'on m'avait conseillé par multitudes de concours de circonstances.


Mardi 4 Mars 2014. Je rentre dans son cabinet et surprise le médecin en face de moi est à quelques choses près aussi âgé que moi. Le "personnage" est étudiantesque si j'ose dire.  Dans sa blouse blanche derrière son bureau haut et sa chaise basse, l'homme ne dépasse que de peu. Puis de suite son franc parler vous mets dans l'ambiance. Il parle avec des mots justes spécifiques médecine mais dont l'explication fuse juste après. C'est presque comme un bon copain qui vous explique en détail son savoir et son analyse. J'apprends qu'il a 40ans et quelques 4 doctorats à son actif plus d'autres formations et qu'il est encore dans les études !!! Je le comprends de suite ! C'est un passionné comme moi. Lui, a le gout des études, de la connaissance et de la recherche scientifique. Et au final du haut de ses 40ans à peine, on comprend très vite qu'il a un vécu énorme et un recul sur les pathologies exacerbé. On regarde ensemble les diverses radios et IRM que j'ai pu faire auparavant … sans regarder les comptes rendus des radiologues. On tombe sur le fameux pont osseux. Il me dit pas du tout !! La plupart des coureurs ont ça. Une jambe travaille plus que l'autre et ce que l'on voit sur l'image est en fait le ligament qui s'est calcifié en réaction aux charges subies. Mais c'est nullement quelque chose de rigide, c'est tout à fait souple. (Ah bon !!!)


La suite est extra-ordinaire….


Il m'observe en position debout : "ostéopathiquement" parlant (car il a cette compétence bien sûr) rien de particulier. Ce n'est pas la peine de voir un ostéo il ne fera rien au problème. Par contre debout j'ai des muscles tendus de façon plutôt anormale. Puis je passe en position allongée sur le ventre. Là des muscles se relâchent mais d'autres restent tendus même en position allongée. En faisant la relation entre ces muscles anormalement tendus et mes douleurs récurrentes, il me pointe du doigt la zone lombaire. "Je suis désolé mais il va me falloir une IRM du rachis lombaire". En tout j'aurais passé 45' en consultation pour ressortir avec un examen à passer et surtout avoir compris son analyse !! … expliqué comme à un copain … c'est super de sortir de chez un médecin et de se dire qu'il peut trouver quelque chose en s'appuyant sur une analyse concrète et crédible plutôt que de faire un examen avec peut être un résultat derrière ….tout dépend du vent


Bon me voilà reparti pour une attente interminable avant de pouvoir faire mon IRM (samedi 22 Mars).


Mardi 25 Mars: je revois mon médecin spécialiste. Je vais savoir s'il est aussi bon qu'il n'y paraissait. Moi franchement je ne voyais rien de choquant aux images mais le constat du radiologue était parlant. Après explications de mon médecin, voici ce qu'il se que je cherche depuis des années.

Discopathie dégénérative !! J'ai 2 disques déshydratés. Ouch !! Sur l'instant le verdict me fait peur car on a tous en tête un problème intraitable quand on parle de cela …. par ignorance surement.

Et puis tranquillement il me montre sur les images que j'ai un déficit musculaire des muscles lombaires, que le transverse soutenant les viscères est lui aussi atrophié. En gros il m'explique que lors de la course (notamment) les chocs sont amortis chez moi par les disques au lieu que cela soit les muscles qui fassent leur travail. Il me dit aussi pas de panique, les disques (à mon stade) se régénèrent. Ils sont constitués majoritairement d'eau et d'une espèce de gélatine.


Le traitement est approuvé avec un taux de réussite de 85% et les 15% restants sont sur des cas graves et/ou des personnes non actives ou en surpoids. Donc me voilà en arrêt pour 1 mois (vélo et natation autorisé tout de même) et 3 exercices à faire. Le premier consiste à faire des abdos en excentrique c’est-à-dire dans l'allongement du muscle (série de 50). Travail des lombaires façon squat sans charge et surtout avec le dos bien droit à la remontée (série de 50). Et enfin en position debout on souffle contre résistance (typiquement dans un bouchon de stylo bic grande ouverture dans la bouche et petite ouverture vers l'extérieur : cela réduit le flux d'air) jusqu’à ce que l'on est plus d'air à expirer: durée environ 30secondes. Là à la façon Hulk, les abdos, les obliques et les lombaires se contractent (série de 10). Je m'astreins à faire ces séries d'exercices 2 fois par jour. Cela représente pas mal pour un coureur à pied. J'ai de suite vu la différence.

Bon après pour le résultat concret par rapport à mes soucis et bien je ne sais pas vu que je ne vais pas courir. Mais voilà, j'ai vu les pouvoirs "magiques" de ce médecin alors je lui fais totalement confiance. C'est aussi cela quand le médecin suit une analyse logique et qu'il explique tout en détails, on ne doute pas du protocole de traitement et on patiente en suivant à la lettre ces recommandations. Au final je le revois le 22 Avril, et selon ses dires la phase de rééducation athlétique commence avec réintroduction de la course et musculation plus appuyée. Tout devrait rouler rapidement. Les disques ne seront pas régénérés à cet instant précis car ils leur faut plus de temps que cela mais ils ne subiront plus les chocs (préservés par les muscles) et pourront continuer leur régénération.


En parallèle de cela, comme à mon habitude je n'en suis pas resté là pour autant et j'ai réfléchi au problème, lu des choses sur internet et ai demandé conseil aux spécialistes nutritions que je connais. Du coup j'essaie de boire davantage (les disques étant composés majoritairement d'eau). Je sais maintenant qu'il faut une alimentation pas trop acide (merci Greg !). Il faut donc (selon la table des indices PRAL : aliment acidifiant ou alcalinisant) manger pas mal de fruits et de légumes pour alcaliniser l'organisme. Bon ca de mon côté, ca ne change pas trop mes habitudes. Ensuite avec mes partenaires Ergysport, je vais prendre de l'Ergycartil Plus qui donne de la chondroïtine sulfate (et aussi de la glucosamine) favorisant la production de protéoglycane (structure des disques intervertébraux).

Enfin, j'évite de faire du béton chez moi. Je fais attention à ma position quand je soulève mon fils pour le mettre sur la table à langer par exemple.


Voilà, je voulais partager cette expérience car en tant que coureur on a tous un jour ou l'autre un pépin qui nous arrive et on ne sait pas trop comment l'aborder. Si cela peut servir à d'autres …

Rendez vous le 22 Avril pour la suite du programme.


En attendant ce week end c'est le marathon de Montauban, le marathon de Paris et les 24h de Portet championnat de France de la discipline. Et Jacky et Greg (rencontré lors du 100km d'Amiens) débarquent chez moi pour l'occasion. Jacky vient courir le 24h et Greg l'accompagne. Lionel Ozanne ne sera pas de la partie car il prépare les 100 de Belvès et surtout il est sélectionné (après son titre de champion de France) pour les mondiaux de 24h. On devrait tout de même retrouver des habitués de la discipline tels le couple Anne-Cécile et Emmanuel Fontaine et peut etre Cécile Nissen de l'équipe de France de 24h et de la région.


Ce week end je soutiendrais particulièrement mon ami (ex BlagnacSC) Benoit Rouzaud qui fera ses débuts sur le semi marathon de Montauban. Allez Ben ….


Vibrez donc avec tous ces évènements ….

 

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Published by jeromebellanca - dans Blog
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