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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 10:32

Bon voilà je n'ai pas trop eu le temps de relater mon parcours de ces deux jours parisiens car il a fallu récupérer au plus vite. Mais surtout le retour rapide au travail et à la vie de famille ne m'en a pas donné l'occasion.

Donc je le fais maintenant mais très brièvement avant mon enchainement sur 100km et parce qu'il n'y a pas grand chose à dire.

 

Le samedi, nous (avec ma compagne) partons à mi journée à l'aéroport. Tout commençait mal ! Agression par les policiers protégeant l'aéroport lorsque mon père nous dépose au départ. Au lieu de mettre des panneaux montrant l'endroit ou l'on pouvait s'arrêter pour se faire déposer (issues bloquées suite aux attentats), ils préfèrent laisser faire et gueuler ensuite...armes de combats à la main.

 

Puis nous passons les portiques de sécurité. Je dépose dans un bac ma valisette et dans un autre bac mon blouson, téléphone, carte d'identité et autre.

Je passe. Je récupère mes affaires... et .... quelque chose cloche... Je sais qu'il manque quelque chose, mais quoi ? ... ma carte d'identité. Non, c'est pas vrai ! Je vais voir le gars en bout de tapis roulant. Je lui explique. Il me dit qu'il va voir le gars au niveau du contrôle. OK il prévient si il trouve. 5 minutes... 10 minutes ... il est 12h05, l'avion décolle à 12h20 !! Tout défile dans ma tête et je ne vois que la conclusion suivante: je ne vais pas partir du tout !!

Ma compagne a le temps de passer son contrôle. Je commence à m'énerver. Je revois le gars (pas très perturbé par la situation). Je lui dis: avant le passage dans la machine, carte d'identité dans le bac, après plus de carte. La machine mesure 1m maxi de long. Y'a qu'à aller voir au moins là bas. Il me dit d'aller voir la responsable. J'y vais . Là un autre gars m'alpague : ou vous allez ? oh put ... !! Ça me chauffe. Une femme du contrôle s'en mêle aussi ! ... mais elle au moins elle se bouge et va voir à la machine. Entre temps l'autre abruti qui vient de m'arrêter me dit que c'est arrivé à un autre passager il y a peu et qu'ils n'ont pas retrouvé son passeport. Abruti. Rien à foutre de savoir ca. Bouge tes fesses au lieu de faire le malin ! Et la femme annonce : ca y est elle est là ! Elle était tombée dans la machine. Le gars s'empare de la carte. Je lui dis qu'il faut que j'y aille mon vol est là. Il ne lâche pas ma carte. Il vérifie que c'est bien ma carte !! Non mais je rêve !! Comme si y'avait 40 personnes qui se retrouvaient sans carte à ce moment là. Y'a des baffes qui se perdent.

Allez on cours jusqu'à l'embarquement. Pour finalement avoir le vol retardé de 20 minutes. Bon au moins on partira.

 

Après tout se passe correctement. En sortant de l'aéroport, long trajet jusqu'au salon du running pour récupérer mon dossard. J'évite d'y passer trop de temps mais inévitablement on marche et on piétine. Pas bon, pas bon. Allez on repart. Direction nos hôtes.

On est reçu comme des princes chez Emmanuelle (Equipe de France de 100km) et Christophe. Là on se pose enfin... il est 17h30 environ. On ne bougera plus et tant mieux. Je ne me couche pas très tôt et de toute façon je ne vais pas trop dormir... comme toujours la nuit précédant un marathon.

 

Dimanche 6h30, je pars déjeuner. On décolle vers 7h20. Je pars m'échauffer vers 8h. C'est bizarre, j'ai encore cette sensation de jambes à moitié molles et un peu avec comme des "fourmis". Bon ben on verra bien. Le temps est très bien. Mieux que ce que j'avais eu en 2012. Je retrouve des connaissances au départ. Cela fait plaisir.

Allez faut que je me motive. Pas terrible de se dire cela. Je crois, avec le recul, que je manquais de sommeil. Je n'avais pas pris de vacances depuis Noël et encore à Noël ce n'est jamais reposant. Avec en plus mes soucis d'intestin lors de ma prépa qui m'a mis au tapis, je n'ai pas repris le dessus.

 

Bref. C'est parti ... avec presque 2 minutes d'avance sur l'horaire !

Avec l'expérience, je contrôle mon premier kilo. 3'25. Je compte suivre le 3'24/km. Et voir. Le problème c'est que j'ai déjà les jambes lourdes. Mais on vient de partir ?? houlà ca risque d’être dur.

Je suis avec Mickaël Cassagnes (ex coureur de la région) et deux autres gars. Je lance l'assaut sur 5 kilomètres. Mais on tient tout juste le 3'25-3'26/km. Ils prennent le relais juste après. Petite côte vers le 6eme. Je ne suis pas bien. Je perds du terrain. Je suis seul. On passe au 10eme (encouragements de la part de Christelle Daunay, cela fait plaisir de la part de cette grande dame du marathon - je la reverrais plus tard) et je constate que j'ai du mal en passant en 34'30. C'est pas possible ! C'est la cata. Je m'accroche. Et je reviens sur Mickaël. Passage au 11eme, ça va mieux. Je relance. Les jambes se délient un peu : ouf !! il était temps.

Mais cela ne va pas durer. Ou du moins je me sens mieux car en fait mon allure à déjà baissée. Peu après le 15eme, le groupe des premières femmes passe. Je ne peux même pas m'accrocher. Je vais continuer comme je peux. Les kilomètres passeront plus ou moins vite.

Marathon de Paris

Passage au semi en 1h13'40: la grimace est de sortie. Je crois être dans un cauchemar. Sans faire de prépa spécifique marathon, seulement en prépa 100, je faisais pareil voir mieux. Le pire c'est que la deuxième partie de ce marathon est la plus difficile. Dur aussi de se faire doubler.

 

Mais mon orgueil et ma ténacité, me permettent de tenir. Je n'abandonnerais pas. Je ne suis pas venu ici pour faire du métro.

 

Et c'est parti pour les vallons des quais de seine. Sur les premiers j'ai à nouveau de bonnes sensations. Je relance. Je le vois car je réduit l'écart avec ceux de devant. Et puis la forme repars. A partir de là je visualise les panneaux des miles et non des kilomètres. Cela passe plus vite ainsi. Il vaut mieux se dire qu'il reste "6" miles que presque "10" bornes. Et puis avec l'expérience du 100, quelques kilomètres sont relativisés assez vite. Avec le 100 on peut être dans la galère alors qu'il reste 30 bornes.

Je n'avance pas sur mes allures espérées mais je suis assez régulier sur l'allure de 3'30- 3'35/km. Et je n'ai pas de gros coups de moins bien. L'endurance ! Ca c'est bon je l'ai.

 

Et finalement comme je serais à mon rythme de bout en bout et même sur la fin et bien je vais doubler une bonne quinzaine de coureurs avant la ligne d'arrivée. Tour à tour, je reprends des gars partis trop vite, je reprends mes collègues de début du marathon. Je passe Mickaël et je lui dis d'accrocher. Il le fait .... un peu... mais décroche. J'en reprendrais encore 2 ou 3 sur le dernier kilo. Allez, c'est la fin. Il commence à faire chaud. Je boucle finalement ce marathon en 2h30'57. 32eme et 3'34/km de moyenne.

Marathon de Paris

Premières sensations: je ne suis pas déçu. J'ai eu le temps pendant 40 bornes de me faire à l'idée que j'allais faire un chrono de me....e ! Bon et surtout ma préparation s'étant mal déroulée avec mes problèmes intestinaux notamment, il n'y a finalement pas eu de miracles. Je discuterais un bon moment avec Mickaël qui arrivera juste après moi. Sympa de le revoir.

 

Je retrouve ma compagne et on rentre.

L'aprem sera fort sympathique avec la compagnie de nos hôtes et la présence de Christophe Buquet, mon manager 100km de l'Equipe de France, qui essaye de nous suivre au plus près. C'est appréciable. Il est très appréciable (en fait je marque ça car je sais qu'il va lire ces phrases ... :):)  ). Belle après midi de discussions qui m'ont vite fait oublier mon échec du matin.

 

Le soir un petit tour du côté du Moulin Rouge parachèvera notre court séjour parisien.

 

Lundi matin. Il fait nuit. Le taxi arrive. Direction Orly. Le retour est amorcé.

Place à la récup. Dans 13 jours c'est une autre 40eme édition qui m'attends : le 100km de Belvès.

 

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Published by jeromebellanca - dans Blog
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